Par un vent d'orage de ma tristesse
Mon âme est atterrie sur son rivage de tendresse
Mon c½ur était comme un oiseau blessé
Qu'il a soigné et même apaisé
Par des vagues d'une mer déchaînée
Mes pensées se sont noyées et éloignées
Il m'a pris dans son éminente randonnée
Par ses douceurs finement, il m'a câlinée
Pour ne plus être seule et abandonnée
Oublier que mon c½ur était malmené
Par son Amour en prose il m'a chantonnée
Par ses espoirs et ses rêves, il m'a couronnée
Il m'a tendu sa main comme une caresse excise
Pour essuyer et sécher mes larmes sottises
Par sa tendresse qui est sa seule devise
Je savoure avec d'interminables délices
Comme des fleurs ouvrent leurs calices
Aux abeilles avec amour éprises
Sur son corps pâmé d'immuable ivresse
Mourir dans ses bras, c'est presque une caresse.



